© SergiyN - Fotolia.com
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Portée par ses trois grandes villes (Caen, Rouen et Le Havre), la Normandie tient son label French Tech depuis juin. Un écosystème de près de 11 000 emplois dont Economie Réelle vous présente les cinq start-up les plus prometteuses.

IPDiA

L’entreprise caennaise IPDiA, créée en 2009, est spécialisée dans la conception et la fabrication en 3D de composants électroniques passifs sur silicium. Des puces destinées à intégrer notamment des appareils médicaux ou à l’éclairage LED. Beaucoup plus petites que les composants en céramique traditionnels, elles sont dotées d’une puissance électrique dix fois plus grande (l’un de ses composants est ainsi implanté sur le plus petit pacemaker du monde). Pour industrialiser son innovation, IPDiA a initié dès 2010 un programme nommé PRIIM (pour Projet de Réalisation et d’Innovation Industrielle de Microsystèmes hétérogènes), lequel a pris fin courant 2014. Un investissement de 53 millions d’euros auquel ont été associés industriels et autres partenaires -dont plusieurs laboratoires-. IPDiA réalise un chiffre d’affaires d’environ quinze millions d’euros, dont 90% issus de l’export. L’entreprise, qui mise sur un réseau de 400 représentants pour développer son rayonnement à l’international, emploie 120 personnes sur son site de Caen.

S2F network

Cette start-up née au Havre en 2011 œuvre dans le monde du connecté. Ses technologies de réseaux « smarts » sans fil ont ainsi permis de relier entre elles les huit maisons médicalisées de la Fondation Rothschild à Paris et sa région, facilitant la consultation par les médecins des dossiers informatisés des patients. En 2012, la PME -qui compte sept salariés- a également remporté l’appel d’offres du port de plaisance du Havre (Port Vauban), afin d’y développer une architecture pilotant à distance et de manière centralisée tous types d’applications pour la gestion du port. Sa technologie, R-Marina, équipe depuis une trentaine de ports de plaisance en France (dont La Rochelle et la Compagnie des ports du Morbihan), huit en Angleterre (dont Brighton) avant d’autres installations prévues aux Etats-Unis, en Italie et en Croatie. Son pendant pour la gestion des collectivités, R-City, a été adoptée par les mairies du Havre, de Deauville et de Fréjus. S2F Network a reçu, parmi d’autres distinctions, la qualification d’Entreprise innovante de BPI France ou encore le label « Entreprise innovante des Pôles ». La société a réalisé un chiffre d’affaires d’environ un million d’euros en 2014.

Bodycap

C’est de la rencontre de la recherche médicale en sport de haut niveau et de l’électronique (entre la société NXP, le CHRU et l’Université de Caen) qu’est née Bodycap en 2011. Sa technologie prend la forme d’une gamme de produits connectés mis au service des acteurs du monde de la santé et du bien-être. Il s’agit de gélules à ingérer qui renvoient des informations sur la température gastro-intestinale à un moniteur dédié. Une innovation qui trouve son application dans la recherche médicale, le suivi à domicile, ou encore la performance pour des sportifs de haut niveau et l’ergonomie pour les travailleurs exposés à un environnement difficile. La start-up ambitionne d’atteindre le million d’euros de chiffre d’affaires cette année. Elle compte dix-huit salariés.

Creative Data

Créée en 2013, cette start-up implantée au Petit-Quevilly propose des solutions de big data aux entreprises, cliniques, hôpitaux ou banques. Elle se fait fort de permettre à ses clients de repenser leur vision stratégique grâce à ses plateformes orientées vers les métiers. Sa technologie, qui facilite l’interaction des données internes et externes, a pour ambition de faciliter la transformation des données récoltées « en vecteurs de croissance et d’innovation ». Elle est utile dans des domaines aussi variés que les médias (analyse en temps réel du comportement des utilisateurs des réseaux sociaux), l’industrie (maintenance et service après-vente prédictifs) ou la santé (réduction des temps et de coûts de recherche). Creative Data emploie actuellement dix datascientists.

Spread

Créée en 2009 et basée au Petit-Quevilly, Spread se fait fort de rapprocher l’e-commerçant de ses clients. Elle propose des solutions (outils de segmentation, opérations marketing…) permettant aux entreprises de transformer leurs « fans » sur les réseaux sociaux en futurs acheteurs. La start-up compte parmi ses clients quelques grands noms comme Photobox, Autolib’, Petit Bateau, Oscaro ou Alinéa. Spread est passée en un an de six à seize salariés et prévoit de doubler ses effectifs l’année prochaine.